25 décembre 2012

Toi - Zoran Drvenkar

Le Lecteur
La couverture se remarque, rouge sang avec une bouche qui crie. Le titre, un seul mot. Tu ouvres le livre pour le feuilleter. Tu en as entendu parler, en bien. Néanmoins tu ne comptes pas forcément le lire ; s'il fallait lire tout ce qui te tente... Puis ce fut le choc. Tu te sens happé par les premières phrases.
"Nous avons beau aspirer à la lumière, nous avons besoin de l'ombre. Le désir qui nous fait rechercher l'harmonie nous pousse aussi, dans un obscur recoin de notre cœur, vers le chaos. "
Et tu ne décolles plus le nez du livre.


"Jamais les pensées n'ont eu un impact aussi rapide. Les histoires ne se transmettent plus oralement, elles nous arrivent en kilo-octets à une vitesse vertigineuse, impossible désormais de détourner les yeux. Et quand l'excès se fait sentir, nous réagissons comme des barbares : nous transformons le chaos en mythe".


Je voue un culte aux éditions Sonatine, ces dénicheurs de polars vraiment bons et marquants. Et Toi, de Zoran Drvenkar, fait partie de ces titres qu'on est content d'avoir pu découvrir.

Nous sommes en Allemagne ; un tueur en série, surnommé le Voyageur, rôde. Très vite, il est laissé de côté afin qu'on puisse faire la connaissance de Ragnar, mafieux berlinois. Puis c'est au tour de stinke, Rute, Nessi,  et Schnappi. Des jeunes filles de seize ans qui forment le "club des emmerdeuses" avec Taja, disparue depuis quelques jours. Qu'ont-ils en commun ? Qu'est ce qui les lient ? Nous allons le découvrir au fil de la lecture.

Des courts chapitres se succèdent, chacun centré sur un personnage différent. Et l'auteur s'adresse à chacun d'eux directement, en le tutoyant. Et c'est par cette narration originale, entre autre, que les personnages prennent une véritable ampleur, nous rentrons dans ses pensées, nous avons l'impression de les connaître intimement. 
L'histoire n'est pas toujours raconté de manière chronologique et il faut accepter d'être parfois perdu, de ne pas tout comprendre de suite... La lumière finit par se faire ! Et si la première partie avance parfois lentement, la deuxième partie du roman fait penser à un film de Tarantino tellement l'action se déroule à toute vitesse. La comparaison à Tarantino doit d'ailleurs être évidente, car même un des personnages se croit dans Kill Bill, dans une scène avec Lucy Liu.



Et pour finir, j'ai trouvé l'écriture très travaillée. Et Zoran Drvenkar, tout en utilisant les codes du polar, a su inventer un univers bien à lui. Et j'en redemande !

Le Lecteur
Tu as lu les 200 dernières pages d'une traite, et tu arrive à la page 567. Tu as le blues de devoir quitter la Norvège et surtout de devoir faire tes adieux aux club des emmerdeuses. Et tu te dis que tu repartiras, un jour, en voyage avec cet auteur...


Zoran Drvenkar
Toi
Sonatine

978-2-35584-166-8
22 €



Lire sous la contrainte par Philippe



4 commentaires:

  1. Eh bien dis donc, tu ne seras pas en retard!
    J'espère ne pas oublier de mettre ton lien, mon article avec les résultats n'est pas encore commencé. Si je t'oublie, tu me tires les oreilles.
    Bonne fin d'année.

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  2. Et non, ta contrainte n'en a pas été vraiment une, puisque je venais de commencer le livre... Promis, je guette le lien ^^
    Bonne fin d'année à toi

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  3. Voilà, je ne t'ai pas oubliée. J'ai noté le lien dans mon article avec les résultats (qui seront publiés le 3 février).
    Bonne année à toi.

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  4. Super... Peut-être aurai-je un autre titre à proposer d"ici la.

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