13 juin 2012

Les partenaires - John Grisham


Tout d'abord, merci à  Babelio et son opération "Masse critique" grâce à qui j'ai pu recevoir ce livre ; et merci aux éditions Robert Laffont pour me l'avoir gentiment envoyé

Je ne suis généralement pas contre un bon polar issu de la grosse cavalerie américaine : rapide, efficace qui tient en haleine... Alors quand j'ai vu le résumé du dernier Grisham je me suis dit que ça pourrait me plaire.


Un avocat pressurisé par une grosse société dans laquelle il travaille 80 heures par semaine et se fait un salaire avec pas mal de zéros  , s'enfuie un matin de la dite société éreinté, lessivé. Il s'enterre au fond d'un bar dans lequel il sirote toute la journée, et pas des diabolos grenadine. Le soir, fin soûl, il décide de se faire engager par le cabinet d'avocat certainement le plus corrompu et incompétent de la ville. Là, un de ses nouveaux associés décide de partir affronter un géant pharmaceutique qui commercialise des pilules anti-cholestérol supposées favoriser des crises cardiaques.

L'histoire avait donc des atouts pour me plaire, même si elle peut paraître un tantinet manichéenne. Un héros qui préfère tourner le dos à in paquet d'argent pour profiter de sa vie, de son épouse au risque d'être incompris de presque tout son entourage (exceptée la dite épouse !), ça me plait bien.

          -Tu as perdu la boule ?
          -Oui, et c'est libérateur
          (p117)

A dire vrai, quand je recherche de la subtilité, ce n'est pas le genre se livre que j'ouvre. Mais là, c'est à outrance. Le héros David Zinc pouvait sans aucun doute faire un choix plus judicieux une fois son vin cuvé. Mais non, c'est un gentil garçon David Zinc alors comme il l'a promis, il reste travailler dans ce cabinet au risque que sa réputation en pâtisse. Son salaire est divisé par 50, mais ce n'est pas grave, il a quelques économies. Non content de ne presque plus rien gagner alors qu'un enfant est en route, il distribue son argent  à qui en a besoin-ou pas d’ailleurs. Il se fait abuser ? Pas grave. Bref, je n'ai pas du tout cru au personnage. Bon, je précise,je ne suis pas du tout contre aider les autres, je ne met pas l'argent au centre de ma vie, mais trop c'est trop. Je me suis demandé tout le long du bouquin ce qu'il avait bien pu faire de mal pour se sentir redevable comme ça.
Les autres personnages principaux restent flous et caricaturaux.

Les personnages, c'est une chose, mais on pourra me rétorquer que dans un thriller, c'est l'intrigue qui compte. C'est vrai. Mais il n'y a pas grand chose de ce côté là non plus. L'intrigue démarre trèèèssss lentement. Environ à la page 250 à peu près. En gros, le plus gros suspens est de savoir s'il les avocats vont réussir à se faire du blé ou pas !
A partir des deux-tiers du livre donc, ça se laisse lire. Une lecture qui est même assez agréable. Il y a quelques intrigues parallèles intéressantes. Même si David Zinc ne lâche pas son comportement d'enfant de cœur. 
Malgré tout, ce n'est pas suffisant pour compenser ses défauts. A mon avis, c'est un roman avec quelques bonnes idées mais néanmoins raté.

John Grisham
Les partenaires
Best-sellers
Robert Laffont

21,50 €
978-2-221-12984-5

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